Mais c'est plus fort que moi,
Tu vois... Je n'y peux rien.
Ce monde n'est pas pour moi,
Ce monde n'est pas le mien...
Je suis du genre à ne pas savoir ce que je veux, à douter de moi, à perdre mes moyens dès que je rate quelque chose. Pourtant il y a plusieurs choses que je désire réellement. J'aimerais pouvoir arrêter le temps, passer un petit moment d'éternité avec la personne avec qui je me sens le mieux dans ce monde. J'aimerais faire disparaitre le monde, plus de temps, plus de pressions, plus d'études, plus de travail, plus de gens, plus de vie. Juste deux personnes ensembles, qui se sentent bien, dans ce petit appartement. Ce serait tellement plus simple, si rien d'autre n'existait. Ce serait tellement plus simple de ne pas avoir à calculer tout ce qu'on doit faire, parce-qu'on a des contraintes. Je veux plus que tout au monde, que celui s'arrête. Je n'ai pas envie de mourir pour perdre ce que j'aime, mais je veux que ce que je n'aime pas meurt. La réalité, la vie autour, est tellement fade, prévisible et insupportable. De jour en jour, elle est de moins en moins supportable... Parfois j'aimerais ne plus penser et me laisser couler sur le temps, sans me poser de questions. Mais hélas, je fais parti des gens qui réfléchissent à ce qui se passe autour, ce serait tellement plus simple d'être fou. Et ça ne me plait pas, ce qui se passe autour. J'aimerais que cette personne m'appartienne, cet homme que j'aime. Mais c'est impossible ça, personne n'appartient à personne. C'est triste. Je veux m'isoler, disparaitre, ne plus connaitre personne. J'ai toujours eu ce désir profond. Mais cette fois, ça a changé. Je veux m'isoler à deux, avec lui, et qu'on disparaisse ensemble. Une ou deux semaine de vacances, ça n'a pas d'importance, mais l'éternité à respirer, tranquillement, sans craindre le lendemain, avec la personne la plus chère de son c½ur, m'attire beaucoup plus. Certes, à la longue, ça risque d'être ennuyant, mais je suis sûre qu'on en prendrait goût. Je veux ressentir le vide total, ne plus penser à rien, ne plus me rendre compte de la réalité. Je veux fuir. Et l'ironie du sort, c'est que je ne peux plus décider de mourir. Que mon c½ur batte comme ça, sans cesse, que je ne puisse respirer sans qu'il me manque, que les soirées seules dans mon lit à attendre le lendemain qui sera sûrement insupportable me fassent pleurer, que ça me fasse terriblement mal d'être là, alors que je pourrais être entre ses bras.
Si c'est ça l'amour, alors c'est le pire sentiment qui puisse exister en ce monde. Si c'est ça l'amour, ce sale truc de masochiste, j'aurais préféré rester dans l'ignorance en croyant que mon c½ur ne sera jamais ouvert à personne. Et le pire c'est quand disant ça, j'ai même pas de regret. L'amour c'est ça, on en veux pas mais on en veux encore. Ça fait mal, mais ça fait tellement de bien. Ça rend accro à en crever. Ça donne un arrière goût dégueulasse de la drogue dure, mais c'est aussi bon que le meilleur fraisier du monde.
C'est une putain de contradiction. Je ne veux plus être amoureuse, mais je ne pourrais pas vivre sans lui.
Connerie de bordel de merde.
J'aurais aimé t'aimer, comme on aime le soleil
Te dire que le monde est beau, que c'est beau d'aimer.
J'aurais aimé t'écrire le plus beau des poèmes,
Et construire un empire juste pour ton sourire.
Devenir le soleil pour sécher tes sanglots,
Et faire battre le ciel pour un futur plus beau.
Plonger dans l'infini, dans le gouffre sacré
De Katarzyena, me noyer à jamais.
Mais c'est plus fort que moi, tu vois
Je n'y peux rien. Ce monde n'est pas pour moi.
Ce monde n'est pas le mien...